Femme atypique
Un regard positif sur votre singularité
Chez l’adulte, et particulièrement chez la femme, les profils atypiques sont souvent :
- tardivement identifiés
- masqués par la suradaptation
- confondus avec de l’anxiété ou une fragilité émotionnelle
- minimisés parce que “fonctionnels” en apparence
Les enjeux spécifiques chez la femme neuroatypique
La neuroatypie chez les femmes s’exprime souvent de manière plus discrète que dans les profils historiquement décrits. Pendant longtemps, les critères diagnostiques ont été construits à partir d’observations majoritairement masculines, ce qui a contribué à rendre certaines formes féminines moins visibles.
Beaucoup de femmes apprennent très tôt à observer, à imiter, à anticiper les attentes. Elles compensent, s’ajustent, donnent le change. Cette grande capacité d’adaptation peut masquer leurs difficultés réelles et retarder l’identification de leur fonctionnement. À l’extérieur, tout semble "sous contrôle". À l’intérieur, l’effort est constant.

Ce phénomène, souvent décrit sous le terme de masking ou camouflage social, correspond à cette tendance à se fondre dans la norme pour éviter d’être perçue comme différente. Il mobilise des ressources cognitives et émotionnelles importantes et, lorsqu’il se prolonge sur des années, peut générer une fatigue profonde.
Le décalage entre ce qui est montré et ce qui est vécu finit parfois par devenir difficile à maintenir. Certaines femmes tiennent longtemps. Puis, sans véritable signal précurseur visible, le système sature. L’effondrement peut alors sembler brutal : épuisement, burn-out, perte de repères, sentiment d’imposture ou de ne plus savoir qui l’on est réellement en dehors de l’adaptation.
Beaucoup découvrent leur fonctionnement à ce moment-là, après des années de compensations silencieuses.
L'urgence de se reconnaître
Il ne s’agit pas d’apposer une étiquette à tout prix. Il s’agit de comprendre.
Se reconnaître dans un fonctionnement neuroatypique peut permettre de relire son parcours avec davantage de cohérence, de remettre en perspective certaines difficultés, de redonner du sens à nos expériences.
Reconnaître son propre mode de fonctionnement ne fragilise pas, au contraire, cela peut constituer un point d’appui solide.

